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Atelier de direction technique®

Mais où l'art mène ?

( en référence au célèbre phare breton "ar men" où brille un puissant "projecteur", lumière de guidage)
 
 
 
 
► A l'assaut du code du travail !
 
Cédant à la sourde panique "sécuritaire" de ces dernières années, subissant la sombre menace d'un PV de cinquième catégorie, dans leur grande solitude, les responsables de salle de spectacle se sont engagés dans des démarches diverses.
 
 
Qui s'octroyant à grand frais les services d'un avocat "droit social" : "allo, il y a un circassien qui cavale sur mon gril, que dois je faire ?" Réponse à 500€, comprise dans le forfait.
 
Qui téléchargeant son DUERP "ready made" à des "officines syndicales" expertes en approximations réglementaires  et diffusant en accès libre ce que les inspecteurs du travail acceptent le moins: traiter de la vie et de la santé de ses salariés à travers un QCM "générique" n'ayant aucun lien avec la réalité.
L'obligation principale est l'analyse des risques liés à l'activité de l'entreprise, il s'agit donc d'un processus qui doit être adapté à chaque entreprise de spectacle, à chaque projet.
 
 
Les situations originales ne manquent pas. Il faut bien reconnaître que gérer le risque dans nos activités relève, au mieux d'un casse-tête, au pire d'un contre - sens, puisque le risque est fondateur de tout processus de création. 
 
Pourtant, le texte est  formel: « toute entreprise possédant au moins un salarié doit mettre en oeuvre une stratégie de gestion des risques professionnels » dont le DUERP est la preuve écrite...Connaître au mieux les mécanismes des contraintes réglementaires est donc la seule façon d'accompagner les créateurs et de défendre leur liberté.
 
 "Il faut savoir que toute pensée et toute action comportent du risque (...). On ne peut penser que dangereusement (...). On ne peut agir que dangereusement, et l'aveuglement sur le danger est pire que le danger". *
 
Sur un plateau "toute nécessité de mise en scène doit être réalisable"...ici, commence la grande solitude des directeurs techniques.
 
 
 
 
► La maîtrise du règlement de sécurité:
 
Voyons du côté incendie et sécurité du public, si la pression est mieux supportée...
 
 
 "Dans mon théâtre, j'ai deux SSIAP 1 alors que la réglementation ne m'en impose qu'un !".
 
 
Très bien, mais à quoi sert un agent de ce niveau de qualification ? Peut on lui confier la rédaction des consignes ? La conception d'un exercice d'évacuation ? L'entretien d'un SSI de catégorie A ou B ? Et en présence du public, est il régisseur ou agent de sécurité ? Y a t il un problème si leur statut est "intermittent" ? (cf; MS 46, MS 69, L14, etc).
Ce programme de 10 jours, (issu d'un arrêté), avec un examen de plus en plus sévère au bout ( 50% d'échec est un chiffre de plus en plus fréquent) n'inclut ni le règlement des textes de type L ni aucune obligation d'encadrement. C'est pourquoi, face à un bilan coût / efficacité médiocre pour nos salles, nous travaillons à mettre au point un complément de formation.
 
J'ai aussi pu constater que la plupart des petits établissements  sont dotés d'équipements que la réglementation incendie n'exige pas. Les frais d'installation, d'entretien et de vérification sont alors, des charges lourdes, qui ont pour origine une erreur de diagnostique.
Parfois provoquée par un commercial zélé, c'est toujours en raison d'une méconnaissance réglementaire doublée de l'absence d'un référent pour aider la maîtrise d'ouvrage de la salle dans ses décisions, que l'erreur se produit.
Cette assistance à la maîtrise d'ouvrage (certains disent maîtrise d'usage, sans référence règlementaire) peut également devenir l'interlocuteur de la Commission de sécurité en cas de travaux précédés de demande de permis de construire.
 
 
► Formation sécurité licence exploitant
 
Formateur sécurité pour la licence exploitant, ces questionnements redondants m'ont permis de mener des "VRACS" ("brainstorming", "réflexions"...) de fin de journées, lorsqu’aprés la pause de 15h30, l'enthousiasme des stagiaires se dilue comme une aspirine dans un verre d'eau.
Ces échanges entre stagiaires de structures différentes, ainsi que mes nombreuses années passées sur les scènes, m'ont permis de construire des interventions qui dans leurs contenus et leurs formes s'ajustent aux besoins des exploitants de salles.
Cette formation n'offre aucun outil pratique aux candidats (à part le bouquin d'Eric Joly), il y avait donc un vide que nous avons essayé de combler.
 
 
Parce que l’activité du spectacle n’est plus aujourd’hui « un monde à part » au regard des réglementations, en comprendre les exigences peut être un labyrinthe générateur d’improductivité. 
 
 
 A la tête de sa structure «unique» l’entrepreneur de spectacle génère des projets qui sont aussi des « prototypes » . La logique de prévention doit donc être adaptée avec un soin particulier à chaque projet d’entreprise et ajustée aux nouvelles situations qu’il génère. Chaque spectacle doit faire l'objet d'un document unique particulier (cf; circulaire N° 2007 / 018). Nous avons cherché la réponse adaptée à ce propos lourd de conséquences.
 
 
 
Nous tentons de répondre à ces questions depuis 2010, à travers nos formations pratiques adaptées, réalisées, chez les uns et les autres. La qualité du suivi constitue une des particularités de notre action. Notre réseau nous permet d'étendre les services proposés.
 

Ce travail n'aurait pas été possible sans la bienveillance d'Eric Joly:  

  www.techninomades.fr/index.php 


* citation d'Edgard Morin